Concert 2017 - Schubert - Ensemble Vocal Renaissance
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Concert 2017 – Schubert

Concert 2017 – Schubert

Messe D.950

« N ’y a-t-il donc pas de place pour moi à la surface de la terre ? » A l’automne 1828, Franz Schubert quitte en ces termes tragiques, comme l’étranger de la Winterreise, un monde traversé dans l’obscurité d’une douloureuse solitude. Le compositeur de trente et un ans succombe à une syphilis qui le ronge depuis de longues années. Une extraordinaire production artistique éclaire pourtant les mois précédant cette agonie, avec, notamment, la Symphonie en ut majeur, la Fantaisie en fa mineur, le Quintette pour cordes ou encore les dernières sonates et lieder. Composée vraisemblablement durant l’été 1828, la Messe en mi bémol majeur (D 950) appartient à cette ultime période créatrice. » (Michael Comte).

Quelle œuvre grandiose que la Messe n°6 de Franz Schubert (1797-1828) ! Assez peu connue, elle représente pourtant un des sommets du répertoire sacré du XIXe siècle. Grandiose, mais également surprenante : si le style général s’inscrit dans une découpe typiquement classique, les hardiesses harmoniques et la puissance expressive de certains passages font de cette messe un chef-d’œuvre résolument tourné vers le romantisme.

Les deux œuvres qui ouvrent ce concert peuvent être considérées commes des œuvres de jeunesse : la Symphonie n°5 (1816) et le Magnificat (1815) ont été écrits alors que le compositeur n’avait pas encore 20 ans ! En revanche, le Tantum ergo et la Messe n°6 sont des œuvres de pleine maturité.

En ouverture, l’Orchestre de Chambre du Valais interprétera le 1er mouvement de la 5e Symphonie. Empreints de légèreté et de joie, les thèmes respirent la jeunesse du compositeur et démontrent à quel point Schubert était un mélodiste génial.

L’EVR se joindra ensuite à l’orchestre pour interpréter le Magnificat. D’une facture somptueuse, cette pièce d’envergure est divisée en trois parties : deux parties vives entièrement dévolues au chœur entourent la partie centrale chantée par les solistes.

Le Tantum ergo n°6, conclut cette première partie de concert et en annonce en quelque sorte la deuxième. Ecrit dans la même tonalité et la même orchestration que la Messe en mi bémol, cette brève pièce met en dialogue les solistes et le chœur. Il s’en dégage une belle sérénité.

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