Revue de presse - Ensemble Vocal Renaissance
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« La Gazette », édition du vendredi 24 janvier 2014.

Concert février 2014 / Elias de Mendelssohn

Le chœur Renaissance / Concert à Martigny et Orsières

« Elias », l’oratorio romantique…

Le chœur Renaissance de Martigny commence fort son 25ème anniversaire en interprétant un chef-d’œuvre de l’oratorio romantique : « Elias » de Felix Mendelssohn Bartholdy. Avec toute la puissance d’un opéra, Mendelssohn met en relief Elie, prophète de l’Ancien Testament, dans le moule de l’oratorio romantique. Suivant les pas de Haendel et de Bach, il compose une partition lumineuse, teintée d’un humanisme rayonnant et fraternel, dont l’intensité dramatique est autant portée par le chœur que par les solistes. Ces derniers se donnent la réplique en protagonistes dans une série de tableaux d’une beauté sans égale. Le rôle d’Elie sera tenu par Claude Darbellay, baryton-basse, entouré de trois solistes d’envergure : Charlotte Müller Perrier (soprano), Roswitha Müller (alto) et Gilles Bersier (ténor.

Le programme
Samedi 8 février à 20h, à la Fondation Gianadda de Martigny. Samedi 15 février, à 20h, en l’église d’Orsières. Pour un meilleur confort, l’oratorio sera surtitré, afin de suivre plus facilement la trame de l’histoire.

« Le Nouvelliste », édition du mardi 30 octobre 2012.

Concert novembre 2012 / Musique Sacrée Romantique

Trois concerts pour Renaissance

Sacrés et romantiques…

« Consacrer son énergie à la musique sacrée, voilà sans doute le but suprême de l’artiste. » Schumann l’affirmait, vers la fin de sa vie, sentant qu’ »en vieillissant, les branches vont s’élevant ». Accompagné de l’organiste Edmond Voeffray et dirigé par Damien Luy, l’ensemble vocal Renaissance a justement tenu à rendre hommage à Schumann à l’occasion d’une heure musicale construite autour de trois compositeurs majeurs du romantisme musical allemand : Robert Schumann bien sûr, mais aussi Felix Mendelssohn et Johannes Brahms. Pièce centrale du concert, une des dernières œuvres d’envergure de Schumann, la « Missa Sacra » sera entourée du lumineux « Te Deum » en La majeur de Mendelssohn et des « Marienlieder » de Brahms d’inspiration médiévale.
Les mélomanes valaisans pourront apprécier cette heure de musique sacrée romantique à trois reprises au tout début novembre, soit le samedi 3 à 20h30 en l’église Saint-Michel de Martigny-Bourg , le dimanche 4, à 17h, en l’église de Vollèges, puis le samedi 10, à 20h30 en l’église de Basse-Nendaz.

« Migros Magazine », édition du 18 juin 2012.

Concert mars 2012 / Requiem de Brahms

Les chœurs Renaissance et Vivace, l’orchestre de Saint-Maurice ainsi que les solistes Brigitte Fournier et Michel Brodard s’unissent pour interpréter le requiem du compositeur allemand.

Aimez-vous Brahms ?

Cent voix et soixante musiciens s’apprêtent à faire vibrer le public de la basilique de Saint-Maurice en interprétant le Requiem allemand de Brahms. Le projet est de belle envergure. Porté par trois formations d’amateurs et deux solistes professionnels, il promet un riche moment musical. A la direction, le Bagnard Damien Luy s’enthousiasme à la perspective des représentations. Rencontre.

Damien Luy, vous êtes directeur du chœur Renaissance et instigateur du projet d’interprétation du Requiem de Brahms. Qu’est-ce qui vous a amené à collaborer avec le chœur lausannois Vivace ?
Notre chœur avait choisi de travailler le Requiem de Brahms. Or, si nous voulions interpréter l’œuvre dans sa version avec un orchestre, il fallait nous unir avec un deuxième chœur. Sachant que le directeur de Vivace, Christophe Gesseney, dont j’apprécie beaucoup le travail, l’avait déjà dirigé, c’est tout naturellement que je l’ai contacté. C’est une chance de pouvoir chanter l’œuvre telle qu’elle a été pensée.

Les deux chœurs se fondent-ils en un ?
Oui, ils formeront un ensemble d’une centaine de personnes. Dans un premier temps, chaque chœur a organisé des répétitions de manière individuelle. Puis nous avons effectué quelques répétitions communes. Récemment, nous avons commencé les répétitions tutti qui réunissent les deux chœurs, l’orchestre et les solistes.

Est-il aisé de travailler avec autant de protagonistes sur un même projet ?
Ça demande beaucoup d’énergie et un bon esprit de collaboration. Il faut une entente parfaite entre les chefs ainsi que de la souplesse de la part des chanteurs et des musiciens.

Vous dirigez tout le concert. Comment abordez-vous cette tâche ?
Je souhaitais que Christophe Gesseney, directeur de Vivace, dirige l’un des deux concerts mais cela n’a pas été possible. Il y a mille manières de livrer une œuvre comme celle-là et Christophe Gesseney a accepté mes options d’interprétation. Les membres de Vivace et de l’orchestre sont habitués à une gestuelle différente de la mienne. Mais ils paraissent s’adapter à ma manière de faire sans grande difficulté et tout se passe très bien.

Qu’est-ce qui caractérise l’activité du chœur Renaissance ?
Le chœur réunit des chanteurs de chœurs de villages intéressés à monter des œuvres du grand répertoire et à chanter avec un orchestre. D’autre part, il a pour particularité un esprit formateur. Nous recrutons des chanteurs qui disposent d’une base vocale et connaissent le solfège. S’ils présentent des lacunes, nous les encourageons à progresser en suivant des cours au conservatoire.

Quel répertoire le chœur travaille-t-il ?
A l’origine, comme son nom l’indique, il s’agit de la musique de la Renaissance. Cette polyphonie est à la base de l’art vocal et je la considère comme la « vérité chorale », car elle met le chanteur à nu. Elle nous oblige à remettre le clocher au milieu du village, à retravailler les bases de la respiration, du soutien vocal, du phrasé. Avec le temps, le répertoire s’est élargi, de la Renaissance à la musique contemporaine.

Le chœur a été fondé par votre père, Pascal Luy. Lui succéder à la direction n’a pas dû être chose aisée.
En fait, ça se passe très bien. Je chante depuis que j’ai 15 ans et j’ai été formé indirectement sous sa direction. Depuis sept ans, je dirige le chœur, tandis que mon père y chante encore. Nous partageons des discussions constructives sans qu’il cherche pour autant à me dicter une manière de faire.

« Le Nouvelliste », édition du 27 novembre 2008.

Concert novembre 2008 / Requiem en ut mineur de Haydn

L’Ensemble Vocal Renaissance de Martigny interprétera dimanche à la Fondation Gianadda le Requiem en ut mineur de Haydn, accompagné par l’Ensemble Baroque du Léman.

Du grand répertoire

L’homme a la démarche distinguée. Il est sobre et élégant, chemise blanche et par-dessus noir. En découvrant le personnage, on sent que la baguette du directeur de l’Ensemble Vocal Renaissance de Martigny est tenue d’une main ferme et précise. Damien Luy n’a que 28 ans, un bagage musical important et dirige trois formations musicales (chœurs-Unis de Champsec/Bagnes, Chœur du Collège de l’Abbaye de Saint-Maurice et l’Ensemble Renaissance). Il a l’élocution distinguée du professeur de musique. Il pourrait expliquer des heures durant les influences de la musique de Haydn sur celle de Mozart. D’ailleurs, il n’aime pas que l’on s’étende sur son cursus mais que l’on parle plutôt du génie de ses maîtres. En particulier Michael Haydn, qui fera l’objet du concert de ce dimanche à la Fondation Gianadda.

Du Mozart… ou du Haydn ?
« J’ai découvert le Requiem en ut mineur d’Haydn, il y a déjà une dizaine d’années de cela. A une époque où sa musique sacrée était relativement peu interprétée. La ressemblance avec Mozart m’a interpellé. Une similitude avec les ultimes symphonies tellement crainte que certains lui furent attribuées faussement. L’enseignement musical de l’époque, en partie basé sur la réécriture des œuvres des grands maîtres pour s’en imprégner, n’y est pas étranger. Ses pièces ont suscité, depuis 2006, un nouvel engouement avec les célébrations liées au 200 ans de sa mort.
L’Ensemble Vocal Renaissance s’attaque aussi à une œuvre du « grand répertoire », « en prenant le temps de la travailler. Une difficulté de l’œuvre que les chanteurs ne retrouvent souvent pas dans leur chœur de village. Elle constitue un véritable challenge ». L’orchestre a ainsi mis les petits plats dans les grands pour ce concert exceptionnel.

Les ingrédients sont de premier choix avec l’accompagnement de l’Ensemble Baroque du Léman « dont le timbre ancien se marie à la perfection avec les sonorités du chœur pour donner une ambiance typique d’époque ». Des solistes professionnels dont le baryton de renom, Claude Darbellay, ont été invités pour l’occasion.

Vingt ans en 2009
La préparation du concert occupe la majeure partie de l’agenda de son directeur, cette semaine. En méticuleux planificateur, il pense déjà aux futures échéances. « En 2009, des échanges sont prévus avec le Chœur Européen de Vaison-la Romaine, dans la cadre de l’anniversaire des vingt ans de l’Ensemble. Ils coïncideront avec les trente ans de jumelage entre cette ville et la cité octodurienne ».
Et pour 2010, un projet dans le domaine théâtral est en discussion. La démarche ne trompe pas, Damien Luy avance du pas déterminé de la jeunesse bouillonnante. Fort de ses trois chœurs, il n’a pas peur de s’essouffler.

Requiem en Ut mineur. Missa Quadragesimalis. Te Deum en Ré mineur. Fondation Pierre Gianadda, dimanche 30 novembre à 17h.

« Le Nouvelliste », édition du jeudi 3 novembre 2005.

Concert novembre 2005 / Requiem de Farkas

Fondateur de l’Ensemble Vocal Renaissance, l’un des plus renommés du canton, Pascal Luy va stopper la direction chorale. Après 32 ans de service, il passe la main à son fils Damien.

Changement dans la continuité

« Après 32 ans de direction, marqués par la création de plusieurs chœurs, dont l’Ensemble Vocal Renaissance de Martigny, j’ai décidé de transmettre le témoin. Il s’agit toutefois d’un changement dans la continuité puisque c’est mon fils Damien qui va reprendre la direction de Renaissance. Je pars l’esprit serein car je sais qu’il partage la même vision que moi de l’interprétation. » Comme l’annonce lui-même Pasccal Luy, une page se tourne pour l’Ensemble Vocal Renaissance (EVR). Le 27 novembre prochain, il dirigera pour la dernière fois ce chœur qu’il a fondé en 1989 et stoppera lors de la même occasion la direction chorale qu’il pratique avec bonheur depuis 1973.
La nouvelle n’est pas anodine, Pascal Luy étant une référence dans le domaine de l’art choral en Valais. Sa carrière a pourtant débuté sur le tard, puisqu’il fut menuisier et chauffeur poids lourds, avant d’entrer au conservatoire à l’âge de 24 ans. Il s’est ensuite formé en autodidacte mais aura toujours le soucis de soigner, par le biais de stages auprès de chefs reconnus, sa formation continue.
Au fil de son riche parcours, Pascal Luy a fondé et dirigé différentes chorales avec lesquelles il s’est plusieurs fois distingué lors de concours nationaux et internationaux. Ceci tant en catégorie « chœur de village » avec l’Echo des Follatères de Branson qu’en catégorie « élite » avec l’EVR.
C’est en 1989 que l’EVR voit le jour. Il rassemble des amateurs passionnés de tout le Bas-Valais et devient rapidement l’un des chœurs les plus renommés en Valais. Avec l’EVR, Pascal Luy peut élargir son répertoire et travailler des pièces inaccessibles pour les chorales de village.

De père en fils
C’est donc Damien, le fils de Pascal, qui va reprendre les rênes de l’Ensemble Vocal Renaissance. Fort d’une solide formation académique – diplôme professionnel de piano, diplôme de concert au Conservatoire supérieur Académie Tibor Varga de Sion, certificat de chant, musicologie à Paris, formation en cours en musique de chambre à l’Ecole normale de musique de Paris – Damien Luy dirige déjà plusieurs chorales en Valais.
Tout en poursuivant ses études, il se sent prêt à reprendre le flambeau : « Je suis conscient que le défi sera difficile à relever, mais je sais que je pourrai compter, le cas échéant, sur l’aide de mon père qui demeure membre, en tant que chanteur, de l’ensemble. Je vais poursuivre dans la voie tracée, tout en y apportant ma propre touche. »

Le Requiem de Farkas
Pour son ultime concert à la tête de l’Ensemble Vocal Renaissance, Pascal Luy a choisi de rendre hommage au compositeur hongrois Ferenc Farkas, dont on célèbre cette année le 100ème anniversaire de la naissance. Le dimanche 27 novembre, à la Fondation Gianadda, l’EVR interprétera ainsi le « Requiem » que Farkas écrivit à la mémoire de sa femme en 1992. Pour cette première suisse, l’EVR sera accompagné par l’Orchestre de l’Académie de Sarospatak. Ce dernier jouera aussi d’autres œuvres de Farkas, alors que des solistes invités se produiront en première partie.

Le « Requiem » de Ferenc Farkas à la Fondation Gianadda, par l’Ensemble Vocal Renaissance, dimanche 27 novembre à 17h.